produits contraceptifs

L’ASBEF pour la sécurisation des produits contraceptifs

L’Association sénégalaise pour le bien-être familial (ASBEF) déroule un projet de plaidoyer visant à appuyer le ministère de la Santé et de l’Action sociale dans la mise en œuvre effective de son plan de sécurisation des produits contraceptifs surtout en ce qui concerne la contraception d’urgence (CU), le préservatif féminin et les implants.

Il s’agit, à travers ce projet, ‘’d’identifier les meilleures stratégies pour faire la promotion de ces trois produits contraceptifs’’, a expliqué la coordonnatrice du projet à l’ASBEF, Aminata Dior Ndiaye, lors d’une rencontre, mercredi, avec des partenaires à la Direction de la Santé de la reproduction et de la survie de l’enfant (DSRSE).

‘’Les préservatifs féminins, la contraception d’urgence et les implants sont reconnus comme des produits indispensables dans la planification familiale’’, a-t-elle expliqué.

 »C’est pourquoi les acteurs de la société civile qui travaillent dans cette dynamique pour accompagner l’Etat dans le relèvement du taux d prévalence contraceptive doivent travailler ensemble sur le même plan de plaidoyer et sur les mêmes messages pour promouvoir l’utilisation de ces trois produits », selon Aminata Dior Ndiaye.

 »Au Sénégal, des milliers de femmes meurent chaque année à cause des conditions sanitaires qui auraient pu être améliorées facilement et à moindre coût par l’utilisation de produits tels que la CU, les préservatifs féminins et les implants », indique l’ASBEF.

C’est pourquoi, suite aux recommandations de la commission des Nations Unies sur les produits indispensables à la santé de la mère et de l’enfant réunie en 2012, le Sénégal a intégré à son tour 13 produits contraceptifs dans son plan de sécurisation des produits indispensables à la santé de la mère et à la survie de l’enfant.

Pour le chef de la Division de la planification familiale, Dr Chimère Diaw qui a présidé la rencontre,  »il ne se pose pas de problème de disponibilité de produits contraceptifs comme les condoms féminins, mais c’est dans la faible utilisation que le problème se pose ».

Il a suggéré de partir ‘’d’une étude situationnelle pour partir d’évidences et de données afin identifier les contraintes liées à cette faiblesse dans l’utilisation des préservatifs féminins ‘’.

Chimère Diaw a également invité l’ASBEF à se rapprocher des responsables chargés de l’élaboration du plan de communication du nouveau Plan national de plaidoyer pour la planification familiale (2016-2020), pour une prise en compte de stratégies de promotion pour une meilleure utilisation de ces trois produits sous-utilisés par les femmes.

Dans le cadre de cette rencontre auprès d’acteurs de la société (religieux, médias, associations de femmes…) et d’organismes internationaux (USAID, OMS, UNFPA…), le projet financé par la Fondation Templeton a reçu une mission de deux responsables de projets similaires venus du Cameroun et du Nigeria.

Ils sont venus partager leurs expériences en matière de promotion de méthodes contraceptives.

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